A la suite de la conférence onusienne de Pékin sur les femmes de 1995 où le concept ambivalent de « gender » (égalité des sexes) est devenu l’objet d’un soi-disant « consensus mondial », les capacités institutionnelles normatives et opérationnelles de l’ONU et de la gouvernance mondiale en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes ont été considérablement renforcées. Voici quel est le profil de l’architecture du genre actuelle :
1.- Quatre entités « spécifiquement » mandatées pour s’occuper d’égalité des sexes :
2.- Après Pékin, l’ONU a intégré la nouvelle perspective du gender à travers tout son système. La réalisation de la perspective du genre est maintenant considérée comme appartenant au « mandat » de toutes les organisations du système onusien (Départements et Bureaux du Secrétariat, Fonds, Programmes et Agences Spécialisées).
3.- Après Pékin également : création d’unités du gender, de conseillers en matière de gender et de points focaux départementaux à travers tout le système.
4.- Au niveau régional, les commissions régionales de l’ONU « aident » les Etats-membres à intégrer la perspective du gender aux niveaux régionaux et sub-régionaux.
5.- Au niveau des pays, des groupes thématiques du gender contribuent à et surveillent l’intégration de la perspective du gender dans le travail des équipes onusiennes travaillant au niveau national.
En dépit de la machinerie impressionnante déjà en place, les agents du changement en faveur de l’égalité des sexes veulent aller plus loin. Ils veulent donner à l’architecture du genre de l’ONU un « conducteur reconnu », davantage d’autorité, une plus grande capacité de diriger et des ressources financières prévisibles et considérablement supérieures. Selon eux, la nouvelle architecture doit avoir les caractéristiques suivantes :
©2009 Marguerite A. Peeters
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