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La société contemporaine est sensible à un ensemble de valeurs

Le premier constat de l’Eglise est que tout n’est pas négatif dans l’évolution actuelle de la société, et de la famille au sein de cette société. Au n°27 de son Encyclique Evangelium Vitae, le Pape Jean Paul II observait en premier lieu que la société contemporaine était sensible à tout un ensemble de valeurs auxquelles les générations précédentes n’avaient porté qu’une attention discrète. Il y a unanimité aujourd’hui dans la dénonciation du racisme, du mépris des libertés individuelles, de la torture, des misères sociales et des inégalités.

Au premier rang des valeurs contemporaines on peut sans difficulté placer les Droits de l’homme dans leur ensemble, et le respect des personnes dans leur individualité et leur différence. La tolérance, la compréhension et le respect des autres ont été ainsi élevées à un niveau de respect et de considération jusqu’alors peu connu. De même, la valeur de la solidarité a reçu une grande attention depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à une époque récente - la victoire du libéralisme et les difficultés de l’emploi ayant eu tendance a éroder un peu cette valeur depuis la chute du mur de Berlin.

Le Saint Père n’a pas été le dernier à reconnaître ces valeurs de notre société, loin s’en faut. Dans Evangelium Vitae n° 26, Jean Paul II parle des « signes positifs efficaces » visibles à notre époque, attestant de la vigueur du combat mené par notre société contre la misère et les détresses. Il évoque la générosité des familles qui adoptent des enfants abandonnés, s’occupent de jeunes en difficulté, de personnes handicapées ou de personnes âgées restées seules. Il fait allusion à tous ces bénévoles, œuvrant de façon isolée ou en institutions, d’un dévouement admirable, et qui savent apporter un soutien matériel et moral aux mères en difficultés, tentées de recourir à l’avortement. Il cite encore en exemple ces autres bénévoles « qui s’engagent à donner l’hospitalité à ceux qui n’ont pas de famille, qui sont dans des conditions de vie particulièrement pénibles ou qui ont besoin de retrouver un milieu éducatif les aidant à surmonter des habitudes nuisibles et à revenir à un vrai sens de la vie ».

En ce qui concernait plus spécifiquement les caractéristiques positives de la famille contemporaine, Jean Paul II, dans l’Exhortation Apostolique Familiaris Consortio, constatait : « une conscience plus vive de la liberté personnelle et une attention plus grande à la qualité des relations interpersonnelles dans le mariage, à la promotion de la dignité de la femme, à la procréation responsable, à l’éducation des enfants ... » (Familiaris Consortio n°6)