Selon la définition donnée par l’Exhortation Apostolique Familiaris Consortio (1981), dans son paragraphe 81, les « unions de fait » ou « unions libres de fait » intéressent des hommes et des femmes qui vivent en concubinage. Ce qui les caractérise est qu’elles n’ont « aucun lien institutionnel publiquement reconnu, ni civil, ni religieux ». Cependant, comme le souligne ce paragraphe de Familiaris consortio, ce terme d’« union de fait » couvre des réalités bien diverses, dont
En pratique, différentes réalités culturelles conduisent aux « unions de fait », appelant autant d’attitudes pastorales. Pour la commodité, on peut distinguer les unions de fait correspondant au concubinage, et les unions de fait correspondant à la « cohabitation ».
Extrait de Familiaris consortio : les unions libres de fait
81. Il s’agit d’unions qui n’ont aucun lien institutionnel publiquement reconnu, ni civil, ni religieux. Ce phénomène (…)provient d’éléments bien divers (…) Certains, en effet, se considèrent comme contraints à cet état par des situations difficiles d’ordre économique, culturel et religieux, dans la mesure où, en contractant un mariage régulier, ils seraient exposés à un dommage, à la perte d’avantages économiques, à des discriminations, etc. Chez d’autres, on rencontre une attitude de mépris, de contestation ou de rejet de la société, de l’institution familiale, de l’ordre sociopolitique, ou encore la seule recherche du plaisir. D’autres, enfin, y sont poussés par l’ignorance et la pauvreté extrêmes, parfois aussi par des conditions de vie dues à des situations de véritable injustice, ou encore par une certaine immaturité psychologique qui les rend hésitants et leur fait craindre de contracter un lien stable et définitif. En certains pays, les coutumes traditionnelles prévoient le mariage proprement dit seulement après une période de cohabitation et après la naissance du premier enfant (…)
Les pasteurs et la communauté ecclésiale s’appliqueront à bien connaître de telles situations et leurs causes concrètes, cas par cas (…) Par-dessus tout cependant, on fera une œuvre de prévention, en cultivant le sens de la fidélité dans toute l’éducation morale et religieuse des jeunes, en les instruisant sur les conditions et les structures qui favorisent cette fidélité sans laquelle il n’y a pas de vraie liberté, en les aidant à mûrir spirituellement, en leur faisant comprendre la riche réalité humaine et surnaturelle du mariage-sacrement.